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annonces possibles, déconfinement en 3 étapes ? – Insurance for Pets


COVID-19 EN DIRECT – L’épidémie de coronavirus freine légèrement en France. Le nombre de personnes en réanimation baisse pour le 6e jour consécutif. Emmanuel Macron s’exprimera demain et pourrait annoncer une levée du confinement en trois temps. Nombre de décès, cas, dernières actualités.

[Mise à jour du lundi 23 novembre à 10h55] La pandémie Covid-19 freine légèrement en France, même si les indicateurs sanitaires se maintiennent à des niveaux élevés et que la décrue reste fragile. Selon le dernier bilan épidémiologique de Santé Publique France, la France a comptabilisé 13 157 nouveaux cas et 214 nouveaux décès au cours de ces dernières 24 heures. 13 585 nouvelles hospitalisations ont été recensées sur les 7 derniers jours. Pour le 6e jour consécutif, le nombre de personnes en réanimation continue de baisser : 171 personnes ont été admises ses dernières 24 heures, contre 220 la veille. Emmanuel Macron prévoit de s’exprimer demain, mardi 24 novembre, et promet aux Français « de la cohérence, de la clarté » et « un cap« . Il devrait annoncer un allègement des restrictions imposées aux Français depuis plusieurs semaines pour affronter la 2e vague de Covid-19. Cette assouplissement se ferait en trois temps : la réouverture des commerces non essentiels et des lieux de culte autour du 1er décembre, des autorisations de se déplacer pendant les vacances de Noël et une réouverture des restaurants, bars, salles de sport et lieux culturels à partir de janvier 2021. Nombre de cas de Covid-19 en France, évolution, décès, cartes pour suivre l’épidémie par département et région, clusters, R0 en France… Chiffres et infos du jour.

Dernières infos en direct :

  • Tests dans les lycées. Des tests antigéniques sont déployés dans une trentaine de lycées d’Île-de-France à partir de ce lundi 23 novembre, selon l’ARS Ile-de-France. Ces opérations de dépistage « pilote » sont conduites avec un appui médical et opérationnel des équipes de l’AP-HP et vont permettre de tester les élèves et les professeurs sur la base du volontariat pendant plusieurs semaines. 
  • Ouverture des stations de ski ? Le premier ministre, Jean Castex tient une visioconférence avec les élus et organisations professionnelles de la montagne au sujet des stations de ski ce lundi 23 novembre à Matignon. Ces dernières ne savent toujours pas quand elles pourront ouvrir.
  • Vaccin AstraZeneca. Selon un communiqué publié ce lundi 23 novembre par le groupe, le vaccin développé par le laboratoire britannique AstraZeneca et l’université d’Oxford serait efficace à 70 %. Il s’agit de résultats intermédiaires des essais cliniques de grande échelle réalisés au Royaume-Uni et au Brésil. Parmi les 48 vaccins candidats actuellement en essais cliniques sur l’homme, seulement 11 sont entrés dans la phase 3, dernière avant l’homologation des autorités, selon l’OMS : Pfizer/BioNTech, Moderna, Sinovac, Sinopharm, Bharat Biotech, AstraZeneca, Johnson & Johnson, CanSino Biological, Spoutnik V et Novavax.
  • Combien de vaccins pour la France ? Selon Agnès Pannier-Runacher, la ministre déléguée à l’Industrie, la répartition devrait se faire au prorata des pays dans la population européenne. La France devrait ainsi bénéficier de 15% des vaccins achetés par l’Union européenne, indique-t-elle sur Radio J le 22 novembre. 
  • Visons contaminés au Covid-19 abattus. Le ministère de l’Agriculture a annoncé dimanche 22 novembre via un communiqué que pour la première fois sur le sol français, la présence du Sars-CoV-2 a été détectée dans un élevage de visons. Les 1 000 animaux présents sur l’exploitation, située à Champrond-en-Gâtine en Eure-et-Loir, ont été abattus. « L’élimination des produits issus de ces animaux » a aussi été ordonnée. « Des analyses sont encore en cours dans les deux derniers élevages et les résultats sont attendus dans le courant de la semaine. Si des résultats s’avéraient positifs dans l’un de ces deux élevages, les mêmes mesures d’abattage que dans le premier élevage concerné seraient appliquées« , indique également le communiqué, qui précise que « les résultats des analyses réalisées sur les éleveurs des 4 élevages se sont tous révélés négatifs« . 
  • Didier Raoult porte plainte. Le professeur marseillais Didier Raoult a déposé plainte ce vendredi 20 novembre. Une plante dans laquelle il accuse Jean-Paul Stahl, professeur de maladies infectieuses au CHU de Grenoble de diffamation après des propos sur l’hydroxychloroquine. Ce dernier accuse le Pr Raoult d’avoir notamment « bidonné » son étude sur l’hydroxychloroquine. 
  • Baisse des réanimations. Plus de 2,1 millions de Français (2 140 208) ont été contaminés par le Covid-19 depuis le début de l’épidémie. La décrue se poursuit toutefois dans les hôpitaux, qui accueillent selon les dernières données officielles du dimanche 22 novembre, 4 509 malades du Covid dans les services de réanimation, dont 171 nouvelles admissions (-48). La veille, les services de en réanimation en France comptaient 219 nouveaux patients.
  • Menace d’une troisième vague début 2021. Le docteur David Nabarro, envoyé spécial de l’Organisation Mondiale de la Santé, met en garde dimanche 22 novembre dans une interview pour un groupe de quotidiens suisses quant à une possible troisième vague « au début de l’année prochaine« , si les gouvernements européens « ne construisent pas l’infrastructure nécessaire », rapporte ReutersLe Britannique estime que « la réaction de l’Europe a été incomplète » et insiste sur la nécessité de renforcer les systèmes de traçage locaux. « Il faut une surveillance très étroite des personnes afin de savoir qui est infecté », recommande-t-il par ailleurs, insistant sur le contrôle des mises à l’isolement.
  • Emmanuel Macron s’exprimera mardi 24 novembre à 20 heures. Dans les colonnes du JDD, dimanche 22 novembre, le chef de l’Etat lève le voile sur ses intentions et promet d’apporter « de la cohérence, de la clarté » et « un cap » aux Français durant son discours. « Savoir ensemble où nous allons et comment y aller. C’est difficile, car la pandémie est par essence imprévisible et mondiale. Mais c’est la clé de la confiance, qui elle-même est la clé du succès« , précise Emmanuel Macron. Il évoquera également un « allègement progressif des contraintes », selon l’Elysée, et des perspectives d’assouplissement des mesures sur les commerces et les lieux de culte. Toujours dans le JDD, Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, évoque un possible déconfinement par étapes. « Les assouplissements se feront en trois étapes au regard de l’évolution sanitaire et des risques liés à certaines activités : d’abord autour du 1er décembre, puis avant les congés de fin d’année, puis à partir de janvier 2021« , a-t-il déclaré.  
  • Baisse des hospitalisations. Les hospitalisations liées au Covid-19 chutent de 13% entre la semaine 45 et la semaine 46, passant de 19 940 entrées à 17 390. Le taux d’hospitalisations a diminué durant la semaine du 9 au 15 novembre dans la majorité des régions métropolitaines, les baisses les plus marquées étant en Corse (-38%), en Provence-Alpes-Côte d’Azur (-24%), en Ile-de-France (-21%), dans les Hauts-de-France (-20%) et en Auvergne-Rhône-Alpes (-20%). Il a néanmoins augmenté dans la région Grand-Est (+18%) ainsi qu’en Centre-Val de Loire (+7%) et en Pays de la Loire (+2%)

​​​​​​Quelles sont les mesures pour freiner l’épidémie Covid-19 en France ?

  • Pour freiner la deuxième vague de l’épidémie de Covid-19 en France, Emmanuel Macron a annoncé un nouveau confinement entré en vigueur dans la nuit du jeudi 29 octobre minuit et jusqu’au 1er décembre. Le ministre de la Santé Olivier Véran a déclenché le plan blanc au niveau national le 29 octobre. Cela implique la déprogrammation des hospitalisations non-urgentes dans tous les hôpitaux. Samedi 7 novembre, les députés ont adopté la prolongation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 16 février 2021.
  • Le télétravail est à nouveau à privilégier pour tous les salariés qui le peuvent. « Le télétravail n’est pas une option a indiqué la ministre du Travail Elisabeth Borne, il doit s’imposer dans les secteurs privés 5 jours sur 7″. 
  • Les services publics, les exploitations agricoles, les usines et le BTP peuvent continuer de travailler.
  • Les réunions privées, en dehors du noyau familial, les rassemblements publics et les déplacements entre régions sont interdits.
  • Les cérémonies religieuses sont interdites. Les lieux de cultes restent ouverts.
  • Les enterrements sont limités à 30 personnes. Les mariages sont limités à 6 personnes.
  • Les frontières extérieures sont fermées, sauf pour le retour des ressortissants français. Toute personne arrivant sur le territoire doit fournir la preuve d’un test négatif réalisé dans les 72h.
  • Restent ouverts : Les plages, parcs, jardins, les crèches, les écoles, les collèges, les lycées, les secteurs périscolaires avec des protocoles renforcés (masques obligatoires dès 6 ans, arrivée en horaires décalés à l’école pour limiter le brassage des élèves…), les Ehpad (visites autorisées sous protocole sanitaire strict), les marchés alimentaires, les commerces essentiels dont la liste a été fixée par l’arrêté du 15 mars (garages, station-service, magasin d’alimentation, marché, magasins d’informatique, de bricolage, quincaillerie, vendeurs de journaux et papeterie,  pharmacie, commerces d’articles médicaux et orthopédiques, opticiens, blanchisserie-teinture, services funéraires, banques, assureurs, tabacs, vendeurs de cigarettes électroniques, hôtels (sans restauration).
  • Sont fermés : Les universités et les écoles d’enseignement supérieur, les commerces non essentiels (fleuristes, coiffeurs, libraires…), les établissements recevant du public, les bars, restaurants, cinémas, théâtres, centres commerciaux, salles de spectacles, salles polyvalentes, salles de conférence, les parcs d’attractions, les salons, foires et expositions, les établissements qui proposent des activités extra-scolaires (sportives ou artistiques) comme les clubs de sport.

Le couvre-feu instauré depuis le début de mois d’octobre n’a pas suffi à freiner l’épidémie. Le Président de la République, Emmanuel Macron, a ainsi annoncé, le 28 octobre, un reconfinement de la population du jeudi 29 octobre, à minuit, jusqu’au 1er décembre. Si les chiffres de suivi de l’épidémie s’améliorent, le ministre de la santé Olivier Véran a prévenu dans la conférence de presse du 19 novembre que « le déconfinement n’est pas d’actualité ». Jean Castex avait indiqué mardi 17 novembre à l’Assemblée nationale que les attestations de sortie ne seront pas supprimées après le 1er décembre. A cette date, l’allègement du confinement actuel devrait concerner uniquement les commerces qui pourraient rouvrir. « Cette étape ne pourra pas concerner d’autres établissements recevant du public comme les bars, restaurants et salles de sport » avait prévenu le Premier ministre le 12 novembre. Le but étant de « permettre un nouvel allègement » au moment des fêtes de fin d’année avait-il dit, même s’« il ne sera pas raisonnable d’espérer organiser de grandes fêtes à plusieurs dizaines de personnes, notamment pour le réveillon de la Saint-Sylvestre » .

Au regard de l’évolution sanitaire et des risques liés à certaines activités, la levée du confinement sera certainement progressive et pourrait se faire par paliers, explique Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement au JDD le 22 novembre :

Autour du 1er décembre avec la réouverture des commerces non essentiels (avec un protocole sanitaire adapté) et la reprise des cérémonies religieuses dans les lieux de culte.

Au début des vacances de Noël avec l’autorisation de se déplacer pour les fêtes de fin d’année.

Début 2021 avec la potentielle réouverture des restaurants, des bars, des salles de sport et des lieux culturels. 

Les déplacements sont interdits sauf dans les cas suivants et sur attestation individuelle à remplir à chaque sortie pour :

  • Les déplacements entre le domicile et le lieu d’exercice de l’activité professionnelle ou les universités (ou établissements d’enseignement supérieur) pour les étudiants ou les centres de formation pour adultes et les déplacements professionnels ne pouvant être différés.

72% des patients Covid-19 en réanimation sont des hommes.

  • Les déplacements pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l’activité professionnelle, des achats de première nécessité dans des établissements dont les activités demeurent autorisées (liste sur gouvernement.fr) et les livraisons à domicile.
  • Les consultations et soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés et l’achat de médicaments.
  • Les déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables et précaires ou la garde d’enfants.
  • Les déplacements des personnes en situation de handicap et leur accompagnant.
  • Les déplacements brefs, dans la limite d’une heure quotidienne et dans un rayon maximal d’un kilomètre autour du domicile, liés soit à l’activité physique individuelle, à l’exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d’autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie.
  • Les convocations judiciaires ou administratives et rendez-vous dans un service public (Pôle Emploi, CAF, mairie, préfecture…).
  • La participation à des missions d’intérêt général sur demande de l’autorité administrative (maraudes, aide alimentaire).
  • Des attestations permanentes sont nécessaires pour les déplacements domicile travail et pour amener les enfants à l’école.

Une amende forfaitaire de 135 euros sera appliquée en cas de non-respect du confinement. Elle pourra aller jusqu’à 3 750 euros en cas de récidive.

« Même si les indicateurs restent à des niveaux élevés, leur observation suggère que le pic épidémique de la seconde vague a été franchi » annonce Santé Publique France dans un communiqué du 19 novembreDans son dernier bilan épidémiologique, l’agence confirme la diminution de la circulation du Sars-CoV-2, la diminution du nombre de nouveaux cas confirmés, des hospitalisations et des nouvelles d’admissions en réanimation et une tendance à la stabilisation des décès. Les régions les plus touchées sont l’Auvergne-Rhône-Alpes, la Bourgogne-Franche-Comté et la Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Selon les derniers chiffres publiés par le gouvernement au 22 novembre 2020 : 

• 2 140 208 personnes ont été contaminées par le coronavirus (+13 157 en 24 heures)

• 48 732 personnes sont décédées en France (+215 en 24 heures à l’hôpital)

• 4 509 patients Covid-19 sont en réanimation (chiffre stable sur les 24 heures)

• 31 554 patients Covid-19 sont hospitalisés (+357 en 24 heures)

 

 

Dans son dernier bilan épidémiologique du 19 novembre, Santé Publique France confirme la diminution de la circulation du Sars-CoV-2, la diminution du nombre de nouveaux cas confirmés, des hospitalisations et des nouvelles d’admissions en réanimation et une tendance à la stabilisation des décès. Elle estime même que « le pic épidémique de la seconde vague a été franchi« . Néanmoins, « s’il y a des signes d’amélioration, nous n’avons pas encore vaincu le virus […] Il y a moins de nouveaux malades par jour mais il ne faut pas s’arrêter« , a indiqué le ministre de la Santé Olivier Véran le 16 novembre sur BFM-TV.

→ L’indicateur utilisé pour suivre l’évolution de l’épidémie de coronavirus en France est le taux d’incidence soit le nombre de patients ayant un test PCR positif pour 100 000 habitants par semaine sur les 7 derniers jours. Au 22 novembre, ce taux a baissé à 180.54.

Courbe du taux d’incidence des cas de Covid-19 en France, pour 100 000 habitants, par région, au 22 novembre © Gouvernement.fr

Le gouvernement suit également l’évolution du taux d’occupation des lits en réanimation par des patients Covid-19 (sur les capacités initiales).

Evolution du taux d’occupation des lits en réanimation, en soins intensifs ou en unité de surveillance. © Gouvernement.fr

Au 22 novembre, Santé publique France rapporte un total de 2 140 208 cas confirmés de coronavirus depuis le début de la pandémie. Le pic épidémique de la première vague a été observé la semaine du 6 au 12 avril, soit 15 jours après la mise en œuvre des mesures de confinement de la population générale, le 17 mars 2020. Le pic de la deuxième vague semblerait être passé, indique Santé Publique France le 19 novembre, trois semaines après le reconfinement, soit du 16 au 20 novembre. 

Nombre incident de cas confirmés de Covid-19 par semaine, rapportés à Santé publique France, du 11 mai au 15 novembre 2020 (données au 18 novembre 2020)

Nombre incident de cas confirmés de COVID-19 par semaine, rapportés à Santé publique France, du 11 mai au 15 novembre 2020 (données au 18 novembre 2020), France entière © Santé Publique France

Nombre de cas confirmés de COVID-19 chez les résidents et le personnel en ESMS (établissements sociaux et médico-sociaux) par semaine calendaire, du 20 juillet au 15 novembre, en France

Nombre de cas confirmés de COVID-19 chez les résidents et le personnel en ESMS par semaine calendaire, du 20 juillet au 15 novembre 2020, en France © Santé Publique France

Avec la reprise de l’épidémie de coronavirus constatée en octobre, le suivi du nombre supplémentaire de nouveaux cas de Covid-19 est un indicateur important. Au 22 novembre, 13 157 nouvelles personnes ont reçu un test positif au Covid-19 sur les dernières 24 heures.

Après avoir augmenté pendant plusieurs semaines, les déclarations de nouvelles admissions en réanimation ont diminué en semaine 46 (9-15 novembre) de -9% par rapport à la semaine précédente. Dimanche 22 novembre, 4 509 personnes sont hospitalisées en réanimation et la diminution se confirme. Le plan blanc est réactivé sur tout le territoire national depuis le 29 octobre. Le temps de doublement du nombre hebdomadaire d’admissions en réanimation est de 30 jours.

Nombre hebdomadaire de patients COVID-19 admis en service de réanimation pendant leur hospitalisation, par semaine d’admission en réanimation, depuis le 24 février 2020, France, données au 17 novembre 2020 © Santé Publique France

Les plus forts taux d’admissions en réanimation sont rapportés en Auvergne-Rhône-Alpes, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, en Bourgogne-Franche-Comté, en Hauts-de-France et en Île-de-France.

Profil des personnes admises en ce moment en réanimation : 72% sont des hommes, l’âge médian est de 68 ans. 88% des patients présentent au moins une comorbidité. L’âge médian des personnes décédées est de 75 ans.

Selon les chiffres communiqués par le gouvernement, consolidés avec l’Agence Santé Publique France et les ARS (Agences régionales de Santé), voici l’évolution des hospitalisations (dont la réanimation) et des décès en France par région.

Evolution des hospitalisations (dont en réanimation) et décès à l’hôpital du Covid-19 par région au 21 novembre (source : Santé publique France)

Régions Hospitalisations en cours Evolution des nouveaux patients sur les  dernières 24 H Réanimation Soins intensif Evolution des nouveaux patients sur les  dernières 24 H Décès
Île-de-France 6 340 -86

950

-11 10 435
Grand Est 2 618 -42 353 +22 4 469
Auvergne-Rhône-Alpes 6 434 -73 788 -1 4 568
Hauts-de-France 3 066 -66 476 +2 3 224
Bourgogne-Franche-Comté 1 833 -31 237 +3

1 703

Provence-Alpes-Côte d’Azur 2 990 -57 468 -1 2 494
Occitanie 1 987 +11 360 -6 1 500
Bretagne 673 -11 94 +1 481
Nouvelle-Aquitaine 1 728 -59 259 -10 1 061
Normandie 1 336 -6 152 +2 1 020
Centre Val-de-Loire 997 -32 158 -4 910
Pays de la Loire 1 049 -2 141 NC 879
Corse 61 -3 11 +1 109
Martinique 57 -1 16 NC 39
Guadeloupe 103 NC 11 NC 161
La Réunion 85 +11 15 -3 43
Guyane 10 NC NC NC 66
Mayotte 11 NC 5 NC 34
TOTAL 31 197 -453 4 509 -44

33 231

Dimanche 22 novembre, 48 732 personnes sont décédées du coronavirus depuis le début de l’épidémie (+214 en 24h à l’hôpital), selon santé publique France. 93% ont 65 ans ou plus, 55% sont des hommes. La France a franchi la barre des 40 000 morts samedi 7 novembre et celle des 45 000 morts lundi 16 novembre. Au niveau national, le nombre hebdomadaire de décès est stable sur la semaine du 9 au 15 novembre, selon les derniers chiffres de Santé Publique France. Le premier décès du Covid-19 en France était survenu à Paris le 14 février 2020, il s’agissait d’un patient chinois de 80 ans

Les plus forts taux de décès de patients Covid-19 par région rapportés à la population (/100 000 habitants) sur la semaine du 9 au 15 novembre sont observés en Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté et Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Nombre hebdomadaire de décès à l’hôpital de patients COVID-19 par semaine de décès, depuis le 02 mars 2020, France, données au 17 novembre 2020

Nombre hebdomadaire de décès à l’hôpital de patients COVID-19 par semaine de décès, depuis le 02 mars 2020, France, données au 17 novembre 2020 © Santé Publique France

Globalement, les régions les plus touchées par l’épidémie de Covid-19, au 19 novembre sont l’Auvergne-Rhône-Alpes, la Bourgogne-Franche-Comté et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. A celles-ci s’ajoute le Grand Est pour le taux d’hospitalisations les plus élevés. 

Au 19 novembre, 100 départements ont un nombre de cas de Covid-19 au-dessus du seuil d’alerte de 50/100 000 habitants et sont en niveau de vulnérabilité « élevé ». 

Niveau de vulnérabilité par département et évolution, France, au 19 novembre 2020

Niveau de vulnérabilité par département et évolution, France, au 19 novembre 2020 © Santé Publique France © Santé Publique France © Santé Publique France

 

Au 16 novembre, Santé Publique France rapporte 4 039 clusters en cours d’investigation dont 1 539 en Ehpad. 

Les taux de reproduction du virus appelés « R-effectifs » ou « Reff » permettent de décrire la dynamique de l’épidémie : lorsque le Reff est significativement supérieur à 1, ceci signifie que l’épidémie est en progression, lorsqu’il est égal à 1, l’épidémie se stabilise, lorsqu’il est significativement inférieur à 1, l’épidémie régresse. Le 19 novembre, le R est repassé sous le seuil de 1 dans la majorité des régions françaises. Comment ce nombre est-il calculé ? 

La France réalise 2 millions de tests Covid-19 par semaine, indique Olivier Véran lors de la conférence de presse du 12 novembre, 16% des tests sont positifs. Le taux national d’incidence des cas confirmés par RT-PCR (nombre de nouveaux cas rapporté à la population) est en forte diminution, indique Santé Publique France le 19 novembre. De même, le taux de positivité des personnes testées par RT-PCR national est aussi en diminution. 590 laboratoires testent par PCR les Français sur l’ensemble du territoire. Ils sont désormais soutenus par les pharmacies qui proposent le dépistage avec des tests antigéniques, également disponibles dans les aéroports. 

Comme il n’y a ni vaccin, ni médicament efficace contre le coronavirus, le meilleur moyen de s’en protéger est l’application de gestes barrières : mesures d’hygiène, réduction des contacts (salut sans embrassade et sans serrer les mains, maintien de la distance physique, regroupements à éviter), port approprié du masque (bouche et nez couverts), aération des endroits clos. Les personnes contacts de cas confirmés doivent respecter les périodes d’isolement. Les personnes âgées ou atteintes de pathologies chroniques (atteintes respiratoire, cardiaque, obésité, diabète…) sont appelées à la plus grande prudence tant que le virus circule.

Si au début, on ne parlait que de fièvre, toux sèche, rhume, état grippal et de fatigue, les symptômes de l’infection par le coronavirus ont évolué. On sait désormais que le virus peut avoir des effets sur la peau (urticaire, lésions inflammatoires sur les orteils), la sphère digestive (vomissements, diarrhées…), l’odorat, le goût et même le cerveau. « Sur 100 personnes atteintes du coronavirus, 90 ne vont pas développer de symptômes » a informé le ministre de la Santé le 5 novembre.

  • Si vous présentez des symptômes (toux, fièvre, mal de tête) : évitez les contacts, restez à domicile, prenez du paracétamol si besoin, appelez un médecin pour prendre rendez-vous dans l’éventualité qu’il vous fasse passer un test de dépistage. 
  • Appeler le 15 en cas de difficultés respiratoires : « Si cette toux et cette fièvre s’accompagnent d’une gêne respiratoire qui devient permanente avec souffle court, difficulté à inspirer et à expirer, d’une aggravation importante de la toux, cela peut signifier une évolution de la maladie sous la forme d’une pneumopathie. Il s’agit alors d’une urgence respiratoire potentielle et comme dans tous les cas d’urgence, il faut alors appeler le 15 qui prendra les meilleures dispositions pour répondre à la situation », prévient le Dr Patrick Aubé, médecin généraliste.  
DATES CLÉS DE L’ÉPIDÉMIE EN FRANCE
  • Le 31 décembre 2019, l’Organisation mondiale de la Santé en Chine est informée de plusieurs cas de pneumonies dans la ville de Wuhan. 44 personnes sont infectées entre cette date et le 3 janvier 2020.
  • Le 7 janvier 2020, les autorités chinoises identifient un « nouveau type de coronavirus ».
  • Le 13 janvier, un cas importé est recensé en Thaïlande.
  • Le 15 janvier, le virus cause la mort d’une première personne à Wuhan, un homme de 69 ans. 
  • Le 23 janvier, trois villes chinoises dont Wuhan sont placées en quarantaine.
  • Le 25 janvier, trois personnes contaminées sont recensées en France, deux à Paris et une Bordeaux. Ce sont les premiers cas enregistrés sur le continent européen.
  • Le 30 janvier, l’Organisation mondiale de la Santé décrète l’urgence de santé mondiale. Cette mesure n’avait été décrétée que 5 fois depuis sa création (pour Ebola (deux fois), la grippe H1N1, Zika et la poliomyélite). 
  • Le 23 février, la France déclenche le plan ORSAN, un dispositif exceptionnel d’organisation des soins.
  • Le 28 février, la France passe en stade 2 de l’épidémie.
  • Le 11 mars, l’OMS classifie de pandémie la diffusion de la maladie à coronavirus Covid-19 dans le monde.
  • Le 12 mars, le président de la République Emmanuel Macron annonce la fermeture nationale des crèches et établissements scolaires de France à compter du 16 mars et « jusqu’à nouvel ordre ».
  • Le 14 mars, la France passe au stade 3 de l’épidémie.
  • Le 16 mars : la France met en place un dispositif de confinement interdisant les déplacements.
  • Le 18 mars le premier transfert de patients Covid-19 en France est réalisé grâce à l’Armée, par voie terrestre et aérienne. 
  • Le 26 mars, un premier cas jeune meurt en France, une adolescente de 16 ans, en Ile-de-France originaire de Morsang-sur-Orge.
  • Le 27 mars, le confinement de la population française est renouvelé jusqu’au 15 avril.
  • Le 13 avril, Emmanuel Macron annonce le prolongement du confinement jusqu’au 11 mai.
  • Le 11 mai, la France commence son déconfinement.
  • Le 15 juin, toute la France passe en zone verte, sauf Mayotte et la Guyane. A Paris, les restaurants et bars peuvent rouvrir complètement.
  • Le 22 juin, les écoles sont de nouveaux obligatoires en France pour tous les élèves. Les cinémas, salles de jeux, casinos rouvrent. Les sports collectifs peuvent être autorisés tout en respectant certaines conditions sanitaires.
  • Le 10 juillet, la France a franchi la barre des 30 000 morts. Dans la nuit du 10 au 11 juillet à minuit, l’état d’urgence sanitaire prend fin en France.
  • Le 20 juillet, le port du masque est obligatoire dans les lieux publics clos en France.
  • Le 8 octobre, le plan blanc est réactivé dans les hôpitaux d’Ile-de-France.
  • Le 17 octobre à 0h01, la France repasse en état d’urgence sanitaire et un couvre-feu est instauré dans 9 territoires (Paris-Ile-de-France, Rouen, Grenoble, Lille, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Saint-Etienne, Toulouse).
  • Le 24 octobre à 0h01 : extension des mesures de couvre-feu à 38 nouveaux départements français.
  • Le 29 octobre à 0h01 : reconfinement national pour 4 semaines, jusqu’au 1er décembre au minimum.

Cet article est mis à jour quotidiennement par Aurélie Blaize, Anaïs Thiébaux et Samantha Pagès.